En France, les institutions verrouillent la vie politique et incitent à une guerre des partis et des carrières, via des dispositifs centralisés et concentrés où les peuples n’ont rien à dire, n’ont pas de pouvoir autre qu’un vote de temps en temps. Et quand ils utilisent leur droit à protester dans la rue, ils sont ignorés, et se font matraquer, militairement et médiatiquement.
Au niveau communal, la politique est (potentiellement, parce qu’en réalité…) un peu moins éloignée de la population, surtout dans les villages et petites villes, mais néanmoins les lois donnent tout pouvoir aux conseillers municipaux et aux maires, et puis les com com, qui ont des prérogratives croissantes, échappent totalement au moindre contrôle populaire.
Par ailleurs, que ce soit au local ou à plus grande échelle, on observe jamais aucun débat ni analyse sur le capitalisme, sa prégnance totalitaire à tous les étages, sa main invisible de plomb qui fige tout et bloque/freine toute possibilité de ruptures salvatrices.
La vie politique se prive ainsi volontairement d’éléments pourtant essentiels aux débats, choix, analyses et orientations.
Certaines listes citoyennes essayent de faire vraiment du participatif, de se rapprocher plus ou moins d’une démocratie réelle (donc directe), de viser le bien commun et l’entraide. Mais le chemin est immense tant les institutions en place, les lobbies (multi-propriétaires, chasseurs, FNSEA, grosses entreprises, bourgeoisie et ses intérêts…), la diminution des moyens et du champ de pouvoir des communes, les habitudes, les peurs et conservatismes, les goûts pour le pouvoir, le poids impensé du capilalisme… y font massivement obstacle. (à suivre par exemple en Drôme le cas de Crest ou de Saillans)
Tout ceci (avec d’autres causes, telles que paupérisation, diminution des moments de socialisation, emprise des écrans, contamination du consumérisme et de l’idéologie libérale individualiste)…
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