Au lendemain des élections municipales de 2020, l’expression « vague verte » a saturé l’actualité. Les écologistes, qui n’avaient auparavant pas de grande ville, à part Grenoble, se sont retrouvés à la tête de l’exécutif de huit autres communes de plus de 50 000 habitants : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Poitiers, Annecy, Tours et Colombes. Même si l’expression de « vague verte » est à relativiser, car dans plusieurs villes comme Bordeaux, Annecy ou Besançon, la dynamique était portée par une liste d’union de la gauche, les écologistes ont accédé au fauteuil de maire comme jamais auparavant. « Il y a eu un vrai engouement pour verdir les villes, à la suite des élections européennes de 2019 », se souvient Thomas Dossus, sénateur écologiste du Rhône. Mais ce qui était vrai en 2020 l’est-il encore en 2026 ?
30 % des sondés qui ont élu un maire écologiste le regrettent
Un sondage en date du 5 mars de l’Institut Terram et de l’Ifop est sévère à l’égard des maires écologistes sortants. Alors que 13 % des sondés disent regretter d’avoir voté pour leur maire actuel, ils sont 30 % parmi ceux qui ont voté pour un maire écologiste. Et parmi les sondés qui souhaitent voir leur édile réélu (55 % en moyenne), ils ne sont que 24 % quand ce dernier est écologiste (sondage sur un échantillon représentatif de 10 196 personnes).
Des chiffres durs pour les édiles Verts. Mais ils ne sont pas les…
Auteur: Mathilde Nutarelli

