Pour Les Républicains, les municipales restent plutôt une valeur sûre. Si la présidentielle est devenue synonyme d’échec, les LR ont encore de beaux restes au niveau local et conservent un maillage territorial fort, pour partie hérité de la vague bleue des municipales de 2014. Environ la moitié des villes de plus de 9 000 habitants est dirigée par un maire LR ou l’un de leurs alliés. Mais paradoxalement, ce tissu d’élus se distend à mesure que l’on grimpe les échelons. Parmi les villes de plus de 30 000 habitants, un peu moins d’une centaine est encore pilotée par LR, et elles ne sont plus qu’une petite quinzaine une fois passé le seuil des 100 000 habitants. En revanche, plus aucune métropole n’est aux mains du parti de Bruno Retailleau.
Cette érosion trouve notamment son origine dans le chamboule-tout politique qui a accompagné l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Au cours du mandat écoulé, plusieurs grandes villes historiquement LR ont changé d’affiliation, comme Nice et Toulouse, où Christian Estrosi et Jean-Luc Moudenc se sont rapprochés du camp présidentiel et notamment d’Horizons, le parti d’Edouard Philippe. Surtout, dans les grandes villes, la gauche a pris le dessus grâce à l’évolution de la sociologie. « Aux dernières municipales, plusieurs grandes villes, longtemps à droite ou proche de la droite, ont été emportées par la vague écolo », commente la sénatrice Dominique Estrosi Sassone,…
Auteur: Romain David

