« Nous ne sommes pas du tout face au repli qu’on nous avait annoncés il y a quelques mois, disant qu’on allait perdre toutes nos villes », a tenté de rassurer la sénatrice écologiste Mélanie Vogel, dimanche soir, sur le plateau de Public Sénat. Au même moment, pourtant, défilait à l’écran des résultats peu favorables à sa formation politique. À l’heure du bilan des municipales, les écologistes ne conservent que trois communes de plus de 80 000 habitants sur les huit qu’ils détenaient. Des mairies glanées pour la plupart lors du dernier scrutin en 2020.
« Nous savions qu’en ayant gagné beaucoup de villes il y a six ans, nous courrions le risque d’en perdre », a réagi sur X la patronne des écologistes Marine Tondelier, qui reconnaît tout de même « une déception ». « Il faut rester prudent avec l’idée d’une vague verte en 2020, car elle n’était pas si importante que cela. Ce qui amène à minimiser le reflux constaté aujourd’hui. Malgré tout, oui, c’est un revers pour les écologistes », analyse Bruno Villalba, professeur de sciences politiques à Agro Paris Tech et spécialiste de l’écologie politique.
« Forte unité à droite » contre les écologistes
Les pertes de Bordeaux et Strasbourg, symboles de la percée de 2020, sont particulièrement douloureuses. D’autant que dans la capitale de la Gironde, la défaite du maire sortant Pierre Hurmic ne s’est jouée à rien face au candidat Renaissance…
Auteur: Christian Mouly

