Les maires s’y attendent, le narcotrafic va jouer dans la campagne des municipales 2026, avec des édiles qui pourraient payer les conséquences de l’insécurité dans les urnes. Mais c’est une menace qui risque de peser sur les élus eux-mêmes que la Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques (CNCCFP) a pointée du doigt, dans son Guide à l’usage des candidats aux élections et de leurs mandataires : des possibles tentatives d’influence étrangères. Petite piqûre de rappel de la CNCCFP : « Les candidats sont responsables des fonds perçus dans le cadre de leur campagne. Leur vigilance personnelle et celle de leur mandataire est donc un facteur déterminant pour prévenir tout manquement ». Et dans le viseur de la commission ? Les ingérences liées au narcotrafic, avec « des réseaux criminels qui manipulent beaucoup d’argent avec une grande capacité de corruption », a affirmé son président Christian Charpy auprès du Monde.
Une « alerte salutaire », pour l’ex-sénateur PS Jérôme Durain, président de la commission d’enquête sur le narcotrafic : « On sait que le risque existe, mais on ne s’attendait pas à le voir mis en avant par la CNCCFP ». C’est une « tendance qui peut se mettre partout, avec la démocratisation du trafic, et surtout celui de la cocaïne ces dernières années », abonde Fabrice Rizzoli, spécialiste du crime organisé et président de l’association Crim’HALT….
Auteur: Aglaée Marchand

