Réussir à concilier la vie de maire et de mère, c’est le défi qu’a rencontré Léonore Moncond’huy, la maire de Poitiers. Lorsqu’elle est élue en 2020 à la tête d’un collectif transpartisan de gauche, l’ancienne directrice de projet a 30 ans. « Forcément dans ces tranches d’âge là, on a envie d’avoir des enfants », explique-t-elle dans son grand bureau situé dans une aile de l’hôtel de ville. Une envie à laquelle ne répondait pas la loi puisqu’il n’était pas prévu de congé maternité. « Je ne me suis pas posé la question avant, c’était avant tout des considérations personnelles, la question pratique n’est venue qu’après », retrace la maire de la préfecture de la Vienne.
« Bricoler » un intérim
C’est ainsi que Léonore Moncond’huy a attiré l’attention sur sa situation, malgré elle, au printemps 2024. Elle a dû « bricoler » une solution pour être remplacée pendant deux mois entre le 15 mars et le 15 mai 2024 pendant son congé maternité. « Lorsque le maire est empêché, même si le motif de congé maternité n’existe pas dans la loi, c’est le premier adjoint ou la première adjointe qui prend les responsabilités », rappelle la maire de Poitiers.
Mais, Ombelyne Dagicour, la première adjointe « travaille à côté de son mandat », détaille Léonore Moncond’huy qui précise que c’est le cas « de quasiment tous nos adjoints ». Et au moment du congé maternité, son employeur ne…
Auteur: Stephane Duguet

