Lors des municipales de 2020, organisées dans le contexte de la pandémie de covid-19, l’abstention avait atteint un record historique. 55,3 % des électeurs ne s’étaient pas déplacés, contre 36,4 % en 2014. Moins d’un électeur sur deux avait alors voté. Ce dimanche 15 mars, pour le premier tour des élections municipales, on note un taux de participation de 48,90 % à 17 heures, un chiffre en hausse par rapport à 2020 mais en baisse par rapport à 2014.
Les jeunes largement en retrait des urnes
L’âge reste l’un des facteurs les plus déterminants. Selon le sondage Ipsos-BVA, les jeunes sont les plus nombreux à tourner le dos aux urnes. Chez les 18-24 ans, plus d’un électeur sur deux s’est abstenu (56 %). La participation chute encore chez les 25-34 ans, où 60 % des inscrits ne sont pas allés voter, ce qui constitue le niveau d’abstention le plus élevé. À l’inverse, la participation augmente nettement avec l’âge. Elle atteint 64 % chez les 60-69 ans, et culmine chez les 70 ans et plus, dont 74 % se sont rendus aux urnes. En revanche, le sexe ne joue pratiquement aucun rôle, hommes et femmes affichent des niveaux de participation similaires, avec environ 56 % de votants et 44 % d’abstentionnistes.
Des écarts marqués selon la situation sociale
La profession influence également la participation électorale. Les ouvriers apparaissent comme la catégorie la plus abstentionniste : 55 % d’entre eux ne se sont pas déplacés….
Auteur: Emma Bador-Fritche

