LFI et PS : l’enjeu à ces municipales de l’union des électorats de gauche
L’enjeu de ces élections municipales pour la gauche est d’au moins conserver un même nombre de communes qu’en 2020, en particulier 89 des 250 villes métropolitaines de plus de 30 000 habitants. Ce qui signifie souvent démontrer que l’union de la gauche, du Parti socialiste à La France insoumise, s’avère toujours électoralement gagnante.
L’objectif pour le PS à ces élections municipales est de convaincre son électorat de centre gauche de lui rester fidèle malgré des alliances avec la gauche radicale. Plusieurs maires socialistes sortants ont en effet fusionné leur liste avec celle des insoumis, notamment à Nantes, Clermont-Ferrand ou Brest. Comme pour les contrats, il fallait lire les petites lignes en bas des déclarations du PS : « pas d’accord national » avec LFI était bien à distinguer de « pas d’accord local ». Il s’agit de « fusions techniques » afin de conserver la ville à gauche, ont aussitôt minimisé les ténors socialistes. Autrement dit, en cas de victoire les insoumis n’appartiendront pas forcément à la majorité.
Autre enjeu symbolique pour le PS : conserver Paris, où une triangulaire oppose les socialistes (alliés aux écologistes et aux communistes), les insoumis et l’union de la droite et du centre. Une défaite dans la capitale changerait négativement la perception du bilan de ces municipales pour le PS.
L’objectif pour la France insoumise à ces élections municipales est, en miroir, de prouver elle n’est pas devenue un repoussoir pour les électeurs. Dimanche 15 mars, LFI a prouvé sa capacité de gagner…
Auteur: Laurent de Boissieu

