Où est passée l’écologie aux élections municipales ?
C’est la question qu’on était en droit de se poser devant le débat du second tour opposant les candidats à la mairie de Paris – Emmanuel Grégoire (union de la gauche), Rachida Dati (union du centre et de la droite) et Sophia Chikirou (LFI) – sur le plateau de BFMTV, ce mercredi 18 mars. Il aura fallu attendre deux heures de débat pour entendre parler d’écologie… pendant quelques minutes. À peine le temps de débattre de la place de la voiture et d’aborder la question majeure de l’adaptation au dérèglement climatique ou encore de la végétalisation.
Même schéma, comme nous le verrons dans cet article, lors des débats à Marseille ou encore à Lyon. Durant toute cette période électorale, l’écologie est régulièrement passée à la trappe, ou tout du moins reléguée au rang de sujet secondaire. Ce vide pose un problème démocratique majeur : comment les électeurs peuvent-ils choisir leur prochain maire si l’une de leurs principales préoccupations est négligée ?
L’écologie éclipsée des débats aux municipales
Comme nous le rappelons sur Bon Pote, les maires ont un rôle important à jouer dans la mise en place de politiques écologiques, que ce soit en matière de mobilités, d’adaptation au dérèglement climatique ou d’alimentation.
Sans oublier que les municipales sont un marchepied indispensable vers le Sénat puisqu’en septembre 2026, les nouveaux élus municipaux formeront l’essentiel du collège électoral chargé de renouveler la moitié des effectifs du Sénat.
Or force est de constater que dans les débats organisés pour les élections municipales, l’écologie peine à exister.
C’est le cas à Marseille, où le maire sortant de gauche Benoît Payan affrontera ce dimanche 22 mars le candidat RN Franck Allisio. Le 10 février, lors d’un débat sur France Inter, aucune question n’a été…
Auteur: Sophie Kloetzli

