Les scènes de liesse au QG de Grégory Doucet ont permis aux écologistes de sauver la face, après avoir perdu cinq des huit grandes villes conquises en 2020 (Strasbourg, Bordeaux, Besançon, Annecy et Poitiers). La troisième ville de France restera écologiste, à 2500 voix près. Pourtant, même cette victoire pourrait laisser un goût amer chez les écologistes, qui ont perdu la Métropole ce dimanche, conquise par la liste menée par Véronique Sarselli, maire (LR) de Sainte-Foy-lès-Lyon et alliée de Jean-Michel Aulas au niveau du Grand Lyon.
Avec une alliance d’entre deux tours, la gauche aurait pu empêcher la droite d’avoir la majorité
Étant donné le mode de scrutin, il était difficile pour la gauche d’imaginer conserver sa majorité au Grand Lyon sans union entre les listes de Bruno Bernard (Les Écologistes), soutenu par le PS et le PCF et de Florestan Groult (LFI) (voir notre article). Suite au refus d’Hélène Geoffroy (PS) et Michèle Picard (PCF) de fusionner avec les Insoumis – qui ont finalement réussi à leur ravir Vaulx-en-Velin et Vénissieux à l’échelon municipal – LFI avait tout de même retiré unilatéralement sa candidate de la circonscription métropolitaine Lyon Ouest pour laisser une chance à la liste d’union de la gauche.
Ce retrait n’a pas empêché la large défaite de la gauche, qui a aussi perdu, en plus de Lyon Ouest, les circonscriptions de Vaulx-en-Velin (Rhône Amont) et Vénissieux (Portes du Sud) – toutes…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

