Alors que Montpellier s’apprête à voter pour le second tour des municipales le 22 mars, le collectif libertaire le Barricade propose une autre voie : ne pas choisir un maire, mais imaginer la gestion collective de la ville. Rendez-vous ce dimanche à 15 heures au Centre Ascaso-Durruti
À Montpellier, le premier tour des élections municipales confirme une nouvelle fois l’hégémonie de l’aile la plus droitière du parti socialiste, incarnée par le maire sortant, Michaël Delafosse. La liste « Gauche et écologistes » qu’il conduit est arrivée largement en tête avec 33,41 % des suffrages. Derrière lui, Nathalie Oziol (LFI) obtient 15,36 %, suivie par le milliardaire Mohed Altrad (11,31 %). L’ancien maire Philippe Saurel recueille 8,86 %, juste devant l’humoriste et vidéaste Rémi Gaillard (8,21 %).
Plus loin, Isabelle Perrein (7,5 %), France Jamet pour le Rassemblement national (7,26 %) et Jean-Louis Roumégas (4,72 %) complètent le tableau des principales candidatures. Les autres listes restent marginales : Max Muller (1,4 %), Thierry Tsagalos (1,11 %), Morgane Lachiver (0,49 %), Kadija Zbairi (0,2 %) et Sylvie Trousselier (0,15 %).
Un premier tour marqué par une forte dispersion des voix, qui laisse place aux tractations d’entre-deux-tours et aux recompositions habituelles du jeu électoral local. Mais pendant que les états-majors négocient, certains préfèrent regarder ailleurs que dans les urnes.
C’est le cas du groupe libertaire Barricade, convaincu que notre avenir commun ne se jouera pas dans des isoloirs. Celui-ci propose le même jour que le second tour, le 22 mars à 15 heures, un rendez-vous au centre Ascaso-Durruti (6 rue Henri-René). Le mot d’ordre : « Construire la Commune de Montpellier ».
Pour le collectif, l’enjeu dépasse largement l’élection d’un maire. Leur précédent événement, dont un podcast doit bientôt…
Auteur: Pascal Praudpotkine

