Municipales : à Romans-sur-Isère, l’union progressiste née de la mort de Thomas se déchire

Une ville de 33 000 habitants devenue l’allégorie des fractures du pays. Rappelez-vous. Le 19 novembre 2023, Thomas Perotto, un jeune de 16 ans, est tué en tentant de s’interposer dans une rixe à la sortie d’un bal à Crépol, dans un petit village des collines de la Drôme. Immédiatement, le drame est instrumentalisé par les médias Bolloré et l’extrême droite sur fond de désinformation, et de croisade politique. Six jours plus tard, de nombreux groupuscules fascistes se rendent dans le quartier populaire de la Monnaie, à Romans-sur-Isère, pour une expédition punitive raciste.

La maire, Marie-Hélène Thoraval, étiquetée divers droite, souffle sur les braises en stigmatisant ouvertement l’ensemble des habitants de la Monnaie, « un quartier de non-droit » où règnerait, selon ses mots, une « culture de l’excuse ». « Malgré nous, on est devenu le symbole d’une fracture », se rappelle Salim Dlih, romanais qui y a grandi. Avec d’autres habitants et anciens du quartier, ils décident de monter un collectif pour faire entendre leur voix.


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Leur première action, une grande banderole sur laquelle est écrit : « Madame la Maire, nous vous aimons, pourquoi pas vous ? » Ce collectif se structure notamment au moment des élections européennes puis des législatives anticipées avec un mot d’ordre : lutter contre la forte abstention dans les quartiers populaires. Je Vote donc Je suis est né.

C’est ce maillage associatif qui m’a permis d’être celui que je suis aujourd’hui.

S. Dlih

Démantèlement

Outre ce nouveau collectif, c’est tout le tissu romanais et drômois qui s’active pour retisser du lien entre les habitants. Politis vous racontait,…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

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