En matière d’adaptation, les communes sont essentielles. À quelques semaines des élections municipales, l’ONG Oxfam décrypte, dans une note publiée mardi 17 février, l’impact des politiques menées à l’échelle de la commune pour protéger les habitants des effets du changement climatique tels que les vagues de chaleur, les feux de forêts ou les inondations.
Intitulée « Pour des villes résilientes », l’étude alerte sur « le dérèglement climatique, déjà à l’œuvre » qui « risque d’aggraver encore les inégalités sociales » et « appelle les candidats aux élections municipales à replacer l’adaptation climatique au cœur de leurs programmes ». Pour faciliter la tâche des futurs édiles, et les encourager à agir, l’ONG répertorie plusieurs solutions concrètes que peuvent actionner les mairies.
Au total, 24 études de cas analysent comment les communes peuvent prévenir les risques climatiques, mais aussi en quoi elles peuvent améliorer la qualité de vie des citoyens. D’autant que ces politiques peuvent constituer un apport de recettes.
Une aggravation des risques sous l’extrême droite
À Bourg-en-Bresse (PS), Amiens (UDI), ou Limoges (DVD), les communes ont voté en faveur d’une taxe d’habitation sur les logements vacants afin de pouvoir utiliser le bâti existant et ainsi éviter l’artificialisation des sols pouvant aggraver les risques d’inondations et de sécheresse. « En 2024, cette taxe a permis de récolter 170 millions d’euros, soit l’équivalent de ce qui est nécessaire pour rénover 119 écoles », souligne Oxfam.
Des initiatives sont également possibles pour lutter contre la destruction de la biodiversité. Dans la métropole rennaise, la commune de Laillé (divers gauche), s’appuie sur l’obligation réelle environnementale (ORE), un dispositif foncier de protection de l’environnement, qui a permis le maintien de haies agricoles, nécessaire à…
Auteur: Fanny Marlier

