En 2026 le grand cirque électoral fait étape dans toutes les communes de France. À peine formulées, les promesses dégagent déjà un parfum de trahison, et partout de sinistres clowns prennent place au centre de la piste, alors que l’abstention reste le premier parti du pays.
Le premier tour a vu le parti des médias perdre la face, et dimanche prochain se jouera un deuxième tour fait de compromis et de combines écœurantes, à Nantes comme dans de nombreuses autres communes.
L’équipe de Contre Attaque est composée de nantais et nantaises qui aiment profondément leur ville. Notre cœur bat au rythme de ses révoltes, notre imaginaire est bercé par son histoire sociale riche et puissante, qui continue de s’écrire. Nous sommes aux côtés de celles et ceux qui se soulèvent quand la police tue, qui se battent dans le bocage, qui décorent les murs…
En usant les pavés de la ville, avons vu avec consternation le Parti Socialiste couvrir Nantes de caméras, l’offrir aux promoteurs immobiliers et valider un Centre de rétention. Nous avons vu Nantes s’embourgeoiser, s’aseptiser, se transformer en parcours touristique éclairé par des gyrophares. Nous avons vu les bars populaires fermer, les places se transformer en esplanades bétonnées et les loyers exploser. Nous avons vu les médias de Bolloré salir notre ville et imposer un narratif mensonger sur l’insécurité pour faire gagner la droite – un narratif qui s’est imposé en dépit du réel, alors que Nantes était bien plus dangereuse dans les années 1980, quand la droite était à la mairie.
Alors, puisque la majorité de la population ne vote pas, nous aussi, on a quelques propositions pour notre ville, inspirées d’un programme municipal à retrouver dans notre ouvrage « Nantes, ville révoltée » :
Transports
Recreuser la Loire et l’Erdre et mettre des barques à disposition de la population, pour que l’eau reviennent là où elle a été…
Auteur: B

