Une première qui a montré ses limites. Les fusions PS/LFI pour ces municipales n’ont pas toujours été synonymes d’un franc succès. Face à la poussée de La France Insoumise dans plusieurs grandes villes, avec des listes LFI qui ont oscillé entre les 10 % et 25 %, le PS a dû faire avec cette nouvelle donne. Des fusions « techniques » ont été conclues, et même des fusions politiques, là où le PS s’est rangé derrière des insoumis arrivés en tête, comme à Toulouse et Limoges.
Défaites des listes PS/LFI à Toulouse, Limoges, Brest, Clermont-Ferrand, Avignon
Bilan des courses : défaites des listes de François Piquemal, à Toulouse, et de Damien Maudet, à Limoges, deux gros espoirs de victoires pour les insoumis, avec leurs alliés de circonstance. Deux grosses défaites aussi dans des villes où des maires socialistes sortants avaient conclu un accord technique avec LFI : à Brest, où le maire PS François Cuillandre (38,3 %), en poste depuis 2001, a été largement battu face au candidat de droite, Stéphane Roudaut (57,4 %). Et à Clermont-Ferrand, bastion socialiste depuis la Libération, où le maire socialiste Olivier Bianchi (45,45 %) perd face au candidat LR, Julien Bony (50,91 %).
A Avignon, ville qui était détenue aussi par le PS, l’ancien journaliste Olivier Galzi l’emporte devant la liste de David Fournier, qui avait fusionné avec la liste LFI. Sans oublier le cas de Tulle, qui ne manque pas de sel : le maire sortant…
Auteur: François Vignal

