Le samedi, c’est jour de marché au Mas du Taureau, à Vaulx-en-Velin. Malgré l’air humide que le soleil de février ne parvient pas à réchauffer, la place est noire de monde. Impossible de faire deux pas sans que « Kader » se fasse arrêter par des habitants chargés de légumes. Abdelkader Lahmar, le nouveau député LFI de la 7e circonscription du Rhône, écoute patiemment les récriminations : le renouvellement urbain du quartier, ses loyers trop élevés et ses prix à l’achat inaccessibles, le manque de créneaux à la piscine, l’arrivée du tramway…
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Il prend des nouvelles des uns et des autres, de leurs familles, partage quelques souvenirs d’enfance dans les massives tours « bleues » des Écharmeaux, aujourd’hui démolies. « Un mec qui a grandi dans le bitume, il sait de quoi il parle ! », assure un passant barbu.
« C’est un enfant des Minguettes, comme moi »
À dix kilomètres au sud, de l’autre côté de Lyon, Vénissieux est la jumelle de Vaulx-en-Velin. Deux communes à la population jeune, aux taux de chômage et de pauvreté élevés. Deux bastions de la gauche, tenus par les communistes et les socialistes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Deux villes emblématiques de l’histoire des banlieues, aussi, avec les émeutes de 1981 et 1990. À Vénissieux, c’est également un enfant des quartiers populaires qui est devenu député. Idir Boumertit (LFI) a été largement élu en 2022, puis réélu en 2024 avec 65 % des voix.
Toutes les mamans qui n’ont pas le droit de vote descendaient des tours avec leurs enfants pour les emmener voter pour Idir Boumertit.
F. Ben Moussa
Les votes des communes d’origine…
Auteur: Oriane Mollaret

