Municipales : la démocratie en apnée, la droite radicalisée, la gauche à l’épreuve de ses divisions

La première leçon de ce scrutin municipal tient en un chiffre : un peu plus d’un électeur sur deux seulement s’est déplacé pour voter. Certes, le précédent record d’abstention remontait au premier tour de 2020, organisé dans le chaos du début de la pandémie. Mais, hors contexte sanitaire, jamais la participation n’avait été aussi faible sous la Ve République. Ce désengagement massif n’est pas un simple accident statistique. Il confirme ce que nombre de scrutins récents laissent entrevoir : une crise démocratique profonde, où l’acte de vote perd progressivement de sa centralité dans la vie politique.

Une partie croissante du pays ne croit plus que l’élection puisse réellement modifier l’ordre des choses.

Les transformations institutionnelles et techniques du scrutin n’y sont pas étrangères. L’interdiction du panachage dans plus de 20 000 communes a contribué à rigidifier un vote municipal historiquement marqué par une forte dimension locale et personnalisée. Mais au-delà des règles électorales, c’est la défiance envers les institutions qui s’exprime. Une partie croissante du pays ne croit plus que l’élection puisse réellement modifier l’ordre des choses. Dans ce contexte de retrait civique, les forces les plus mobilisées en tirent mécaniquement avantage. Et de ce point de vue, le second enseignement de la soirée est sans ambiguïté : l’extrême droite continue de s’enraciner.


Sur le même sujet : Dossier : l’extrême droite à l’assaut des villes

Le Rassemblement national consolide ses bastions et s’assure des victoires spectaculaires dès le premier tour dans plusieurs villes déjà conquises ces dernières années : Fréjus, Perpignan, Beaucaire, Béziers ou encore Hénin-Beaumont, où le…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Pierre Jacquemain

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com