Pour les municipales, le PS joue gros à plus d’un titre. Pour le parti, qui reste solidement ancré localement, l’élection reste un moment fort. A l’inverse des scrutins nationaux devenus compliqués, le Parti socialiste a de beaux restes localement. Il entend bien conserver ses villes, à commencer par Paris. Mais à un an de la présidentielle, ses responsables font aussi de ce scrutin un enjeu national, plus que lors des précédentes municipales.
« L’une des élections les plus structurantes »
« C’est une élection extrêmement importante pour nous. J’ai toujours considéré que les élections municipales étaient, après la présidentielle, l’une des élections les plus structurantes pour le pays », explique Pierre Jouvet, secrétaire général du PS. « C’est un enjeu majeur car ça a toujours été pour nous la première marche vers une conquête nationale. Quand les municipales se passent bien, souvent, il y a un bon espoir derrière », ajoute de son côté Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, qui rappelle le poids de l’enracinement de ce socialisme municipal : « On gère une centaine de villes de plus de 30.000 habitants et un tiers des villes de plus de 100.000 habitants ». Mais forcément, quand on part de haut, « on a beaucoup de choses à perdre », reconnaît l’ancien ministre de François Hollande, qui « espère » cependant « garder les villes socialistes et avoir quelques victoires…
Auteur: François Vignal

