La bataille des municipales ne se résume pas aux enjeux, aussi importants soient-ils, du contrôle des exécutifs locaux ou d’un test politique, à un an de l’élection présidentielle. En septembre, la moitié des 348 sièges du Sénat sera renouvelée. L’issue de cette élection dépend directement du résultat des municipales. Les sénateurs ne sont pas élus au suffrage universel direct. Ils le sont par un collège de grands électeurs, dans lequel les élus municipaux sont prépondérants.
Le Rassemblement national (RN) n’a que trois sénateurs à ce jour. De son côté, la France insoumise n’en a aucun, faute d’implantation locale et d’un accord accepté par les autres forces de gauche en 2023, lors du dernier renouvellement de 170 membres du Palais du Luxembourg. Pour ces deux formations politiques, les élections municipales représentent une opportunité de s’installer dans la chambre haute du Parlement. Voire, d’y constituer un groupe pour peser davantage dans les débats.
Dans la perspective des sénatoriales, pour LFI comme pour le RN, l’objectif est de s’assurer un maximum d’élus municipaux.
Se maintenir au second tour
« Lorsque nous sommes qualifiés pour le second tour, nous nous maintiendrons. […] Partout où le contexte local le permet, le RN tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l’extrême gauche et la dilution dans le macronisme », déclarait Jordan Bardella, quelques minutes après 20 heures, au soir du premier tour des élections municipales.
L’éventualité de désistements au second tour étant clairement écartée, seules deux stratégies sont envisagées par le parti lepéniste : le maintien des listes qui ont dépassé les 10 % des votes exprimés et sont…
Auteur: Stéphane Ortega

