Ce fut une soirée riche en rebondissements, contredisant parfois les sondages et les analyses qui avaient précédé le scrutin. Dimanche 15 mars s’est tenu le premier tour des élections municipales 2026, marqué par une abstention historiquement haute (42,9 %). Alors que Les Écologistes avaient créé la surprise, il y a six ans, en remportant plusieurs moyennes et grandes villes, certaines se retrouvent désormais en difficulté, comme à Strasbourg et Besançon. D’autres, gérées par une coalition de gauche et d’écologistes, à l’image de Paris, Lyon et Bordeaux, semblent maintenir le cap avant le second tour.
Le scrutin a surtout révélé une percée de La France insoumise (LFI), qui obtient de bons scores à Saint-Denis, Roubaix, Lille ou encore Limoges. Le Rassemblement national (RN), qui possédait déjà plusieurs villes, renforce son ancrage, particulièrement dans le Sud-Est. Pour Les Écologistes, les résultats sont plus mitigés.
Les villes écologistes qui essaient de le rester
Certaines villes « vertes » s’accrochent comme elles peuvent. À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire (soutenu par Les Écologistes et le Parti communiste) est largement en tête avec 37,98 % des voix, devant la candidate Les Républicains Rachida Dati (25,46 %).
La question des alliances va désormais se poser, pour maintenir l’écart au second tour. L’insoumise Sophia Chikirou (11,72 %) a annoncé qu’elle « attendait [l’]appel » d’Emmanuel Grégoire pour s’unir et « faire un front antifasciste ». Ce dernier a estimé dans un discours que seule sa liste « [pouvait] l’emporter face au danger bien réel » de la droite et de l’extrême droite, sans mentionner une seule fois Sophia Chikirou, laissant planer le doute sur une potentielle union. Les candidats ont jusqu’au 17 mars, à 18 heures, pour déposer des modifications de listes.
Auteur: Fanny Marlier, Justine Guitton-Boussion

