Municipales, scrutin crucial : suivez notre direct

Six ans qui sonnent comme une éternité. En 2020, dans un contexte marqué par la crise du covid-19 et une très forte abstention, les Écologistes avaient créé la surprise aux élections municipales en remportant, dans le sprint final, plusieurs grandes villes, dont Lyon et Strasbourg. Le Printemps marseillais avait fleuri sur la cité phocéenne et le Parti socialiste (PS) avait su garder de nombreuses métropoles dans son giron.

L’extrême droite, elle, avait conquis certaines communes, comme Perpignan, Moissac (Tarn-et-Garonne) ou Bruay-La-Buissière (Pas-de-Calais), mais son bilan demeurait plus que mitigé. La France insoumise, moins forte à l’échelle locale, s’était surtout alliée à des initiatives citoyennes. Sa stratégie de soutien et d’implantation dans les quartiers populaires s’installait petit à petit.

Six ans plus tard, le paysage politique a considérablement changé. Le Rassemblement national (RN) pourrait se hisser en très bonne position pour remporter de nombreuses communes, comme Lens la rouge ou Toulon la droitière, celle-là même où le Front national (FN), en 1995, avait implosé en plein vol, perturbé par de fortes turbulences judiciaires. Atone et exsangue politiquement, la Macronie n’existe plus.

Quant à la gauche, elle reste divisée dans de très nombreuses communes. Et se décompose, ici à Lille ou à Vaulx-en-Velin, en conflit ouvert, ou en sourdine, comme à Evry. Pour cause : lorsque la mairie sortante est de droite, la gauche n’apparaît unie que dans une seule ville : Beauvais. Constante depuis 2020, une dynamique se confirme en 2026 : l’attrait pour les listes citoyennes. Un phénomène qui souligne l’affection des non-professionnels de la politique pour la chose publique. Mais aussi une volonté affirmée de renouvellement.


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Auteur: Politis

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