La plupart sont prêts à rempiler : près de six maires sur 10 disent vouloir se représenter pour les élections municipales de mars 2026. Un chiffre en nette augmentation si on le compare à la fin de la mandature précédente : en 2019, seuls 49 % des édiles souhaitaient repartir, ils sont désormais 57,8 %, selon une enquête AMF/CEVIPOF -Sciences Po sur « l’état d’esprit des maires », publiée ce vendredi 14 novembre*. Inversement, 26 % des élus ne veulent pas se représenter, contre 28 % six ans plus tôt. Ils sont 16 % à ne pas s’être encore décidés (23 % en 2019).
« Du point de vue du genre, aucune différence significative n’apparaît entre hommes et femmes. En revanche, l’âge joue un rôle très net : plus le maire est âgé, plus l’intention de se représenter diminue. Ainsi, 73 % des moins de 35 ans déclarent vouloir repartir, contre seulement 30 % des plus de 75 ans », lit-on dans cette étude, qui fait état d’un « âge pivot » autour de 65 ans. Le nombre de mandats effectués influe également la décision des édiles ; au-delà de trois, ils ne sont plus que 38 % à vouloir poursuivre leur engagement.
« Le volontarisme des maires a souvent pris le pas sur leur résignation »
Ces chiffres viennent battre en brèche l’idée d’une « crise des vocations » chez les maires. Ils viennent également contrebalancer les résultats d’une précédente étude du CEVIPOF, faisant état de 2 189 démissions…
Auteur: Romain David

