À quelques semaines des élections municipales, la stratégie d’alliance des Écologistes engendre une crise interne. Publiée le 26 janvier, la tribune « Municipales 2026 : à la social-écologie, préférons l’écologie de rupture » a abouti au départ d’une trentaine de militants du parti vert. « Beaucoup ont retiré leur signature », indique le parti à l’AFP.
Refusant « que l’écologie se dissolve de nouveau dans la social-démocratie », le texte a été à l’origine paraphé par une cinquantaine de militants écologistes, dont des élus tels que le conseiller de Paris Jérôme Gleizes et la sénatrice du Rhône Raymonde Poncet-Monge, avant d’être signé par plus de 500 personnes.
En cause : les nombreuses alliances avec le Parti socialiste (PS), à Paris, mais aussi à Nantes, Lyon, Rennes, Marseille, Rouen et Brest. En filigrane, c’est toute la stratégie actuelle des Écologistes qui est remise en question. À savoir, celle de demeurer un trait d’union entre le PS et La France insoumise (LFI) sur des sujets nationaux comme le budget, tout en nouant des alliances à géométrie variable en vue des municipales des 15 et 22 mars.
Dans la foulée de la parution de la tribune, la présidente du conseil fédéral des Écologistes, Julia Mignacca, avait annoncé sa démission du parti avant de rejoindre la liste LFI à Montpellier pour les municipales, suivie par neuf autres militants locaux. Le 29 janvier, le vice-président du groupe des Écologistes, le militant parisien Jérôme Gleizes, rejoignait la liste de l’insoumise Sophia Chikirou. Émile Meunier, élu du parti qui préside la commission urbanisme au Conseil de Paris, lui emboîtait le pas.
3 jours pour retirer leur signature
Dénonçant une « instrumentalisation hostile » au parti, le bureau politique a ainsi écrit, le 30 janvier, aux signataires du texte de « retirer leur signature » avant la fin du week-end. « À défaut, le…
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