Lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York, le Secrétaire général, António Guterres, a mis l’accent sur l’ampleur de la catastrophe humanitaire au Myanmar, que le tremblement de terre n’a fait selon lui qu’exacerber.
« Le Myanmar est aujourd’hui un paysage de dévastation et de désespoir », a-t-il affirmé.
Moins d’une semaine après le séisme de magnitude 7,7 qui a frappé le centre du Myanmar, les chiffres officiels font état de 370 disparus, plus de 3.000 morts et des milliers de blessés. Alors que les opérations de recherche et de sauvetage de ceux qui sont piégés sous les décombres se poursuivent, le bilan humain et matériel continue de s’alourdir.
Or, avant même la catastrophe, près de 20 millions de personnes au Myanmar – soit un tiers de la population – avaient besoin d’une aide humanitaire en raison des conflits, de la faim et de l’accès limité aux services essentiels. Le pays comptait notamment 3,5 millions de personnes déplacées, un chiffre qui risque d’exploser avec le séisme dans les semaines à venir.
Des millions de sinistrés
D’après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 17 millions de personnes ont été touchées par le séisme, dont plus de la moitié dans les zones proches de l’épicentre.
Ce dernier, dans la région de Mandalay, la deuxième ville du pays, a été le théâtre de scènes de dévastation : immeubles effondrés, infrastructures détruites et populations livrées à elles-mêmes. Dans les régions de Sagaing, Bago et de l’État Shan, les destructions sont également considérables, mettant à rude épreuve les capacités de réponse du pays.
Les routes entre Rangoun et le centre du pays sont partiellement coupées, obligeant les convois humanitaires à emprunter des itinéraires détournés, ce qui retarde l’acheminement des secours. Par ailleurs, les vols commerciaux à destination de Mandalay restent suspendus.
« Les zones les plus…
Auteur: Nations Unies FR

