« Il y a maintenant 6.000 rappels que la communauté internationale manque à ses devoirs envers le peuple du Myanmar », ont déclaré les experts dans un communiqué. Il s’agit ainsi de sortir cette catastrophe de l’ombre de l’attention internationale.
« Nous savons que l’action internationale fait la différence. Nous avons documenté la façon dont elle a réduit l’accès de la junte aux armes qu’elle utilise pour attaquer les civils », ont ajouté ces experts.
Les achats d’armes, de technologies à double usage et d’équipements de fabrication de la junte ont diminué d’un tiers lorsque les gouvernements ont sévi contre les réseaux qui approvisionnaient la junte et ont adopté des sanctions ciblées efficaces.
365 personnes tuées d’une balle dans la tête et 215 brûlées vives
Ces actions font suite à la publication, l’année dernière, d’un document de conférence de Tom Andrews, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, intitulé Le commerce de la mort à coups de milliards de dollars.
« Nous pouvons et devons faire mieux », ont affirmé les experts.
D’autant que sur le terrain, la violence ne faiblit pas. Des milliers de vies ont été fauchées par les attaques aveugles de l’armée, qui visent souvent les habitations et les infrastructures civiles. Les exécutions illégales par les forces de la junte sont courantes et se caractérisent par leur brutalité et leur inhumanité.
Selon des rapports crédibles, près de 2.000 personnes ont été tuées sous la garde des forces de la junte, 365 ont été tuées d’une balle dans la tête et 215 ont été brûlées vives.
21.000 personnes toujours détenues
De nombreuses victimes ont été torturées à mort. D’autres ont été soumises à des actes équivalant à une disparition forcée avant d’être exécutées.
« Les décapitations, le démembrement et la défiguration des corps sont scandaleusement fréquents », ont déclaré les…
Auteur: Nations Unies FR

