Figure de la lutte contre l’occupation illégale du Sahara occidental (SO) par le Maroc, détenu à la prison de Kénitra depuis plus de quinze ans, Naâma Asfari est en grève de la faim illimitée depuis le 8 juin. Condamné à 30 ans de réclusion sur la base d’« aveux » extorqués sous la torture, il réclame l’application de l’avis rendu en avril dernier par le « Groupe de travail sur les détentions arbitraires » de l’ONU. Celui-ci exige sa libération et celle de ses 17 camarades du « groupe de Gdeim Izik », arrêtés après la mobilisation pacifique dans cette localité proche de Laâyoune (capitale du SO occupé) de milliers de Sahraouis en octobre 2010. Cet avis s’ajoute aux très nombreuses condamnations du Maroc pour « son usage systémique de la torture » à l’encontre des militants sahraouis, prononcées par le Comité contre la torture des Nations Unies depuis 2014. Ce jeudi 9 juillet, Naâma Asfari entame son 32e jour de jeûne.
Sur le même sujet : Dossier : Sahara occidental, un demi-siècle de lutte dans le désert
Auteur: Politis

