C’est en retrouvant la photo de son frère Uqba parmi les « photos César », une série de clichés sortis clandestinement de Syrie en 2013 et documentant la mort de milliers de détenus, que Yasmin a décidé d’agir.
« J’ai pris sur moi de chercher la vérité pour toutes les victimes qui ignorent le sort de leurs proches », explique-t-elle. Elle siège aujourd’hui à la Commission nationale syrienne pour la justice transitionnelle.
Lundi, elle se trouvait au siège de l’ONU, à New York, lorsque l’Assemblée générale a adopté une résolution proclamant le 19 décembre Journée internationale d’hommage aux femmes à la recherche des personnes disparues.
Le poids de l’incertitude
Entre 130 000 et 300 000 personnes seraient portées disparues en Syrie, selon l’Institution indépendante chargée de la question des personnes disparues dans le pays.
« Les femmes qui recherchent leurs proches disparus portent le poids de l’incertitude pendant des années, souvent des décennies, refusant que les personnes disparues soient oubliées », a expliqué à ONU Info Carla Quintana, présidente de cette Institution indépendante.
Pour elle, la résolution constitue « un hommage au courage, à la persévérance et à la contribution exceptionnelle de ces femmes dans la recherche de la vérité ».
Yasmin Al-Mashaan y voit également la reconnaissance de « toute la résilience et tous les sacrifices » consentis par les femmes, ainsi que de leur droit à rechercher leurs proches.
Avec d’autres familles de victimes de disparition forcée, elle a fondé l’Association des familles César. Son message aux femmes engagées dans cette recherche, en Syrie comme ailleurs, tient en deux mots : « N’abandonnez pas ».
Amna Kholani, membre de la Commission nationale syrienne pour les personnes disparues.
Des femmes en première ligne
Membre de la…
Auteur: Nations Unies FR
