Communiqué intersyndical du collectif ESPOIR (CGT-FSU-SUD) de l’Université de Lorraine, paru le 23 septembre 2025.
Le 1er septembre, le CLSH (Campus Lettres et Sciences Humaines) a une nouvelle fois été souillé par une douzaine de tags d’extrême droite : « Deport all stra[n]gers » (« Déportez tous les étrangers »), mais aussi des croix celtiques, « Mort aux coco » (sic) « Ncy faf » (pour « Nancy fasciste »), « FSE FDP » (pour « FSE (le syndicat étudiant) fils de pute »), « Mort aux AFA » (pour « Mort aux antifascistes »), ou encore un slogan peut-être programmatique, « Nancy c’est Vichy ». Depuis, de nombreux tags similaires sont apparus aux alentours de la Faculté des Sciences et des Technologies (dont au moins une croix gammée).
Ces slogans haineux ne sont pas de simples graffitis : ils font partie d’une offensive réactionnaire qui vise à faire peur, à banaliser le racisme et à diviser étudiantes, étudiants et personnels.
Mais au-delà des mots, il y a les actes. Le 17 mars dernier, un étudiant avait été violemment attaqué par un groupe d’individus sur le campus Lettres de Nancy, simplement parce qu’il retirait un de leurs autocollants. (voir cet article de L’Est républicain et ce communiqué intersyndical)
Ce n’est pas tout. Lundi 15 septembre en soirée, quatre personnes ont été insultées, menacées et prises en chasse par une bande d’une quinzaine de militants d’extrême droite sur le site de la Faculté des Sciences à Vandœuvre. Elles ont été mises à l’abri et exfiltrées par un groupe se trouvant à proximité immédiate du campus. Parmi ces quatre personnes, un membre du personnel et deux étudiantes de l’université.
Dans les marges des partis de l’extrême droite institutionnelle (RN, Reconquête, UDR), des groupuscules de caniveau gravitent qui partagent leurs idées et les défendent de façon plus transparente et radicale : Action française, Aurora, Nemesis. Des « syndicats » étudiants comme la Cocarde ou…
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