Il y a quelques jours, la Métropole a publié sur son site le rapport d’enquête publique. À sa consultation, nous constatons un écart surprenant entre la prise en compte des demandes des publicitaires, largement écoutées, et celles des personnes et associations souhaitant un renforcement de certaines mesures contre la publicité, largement ignorées.
Parti pour durer ?
Un long chemin parsemé d’embûches
La Métropole du Grand Nancy a entamé en 2018 les démarches pour se doter d’un Règlement Local de Publicité Intercommunal (RLPI), dispositif qui régit la présence de la publicité dans l’espace public. Après plusieurs reports (nous vous avions relaté ces péripéties dans cet article), il devrait enfin être adopté au second semestre de cette année. Il était temps, puisque dans ce trop long intervalle, c’est le Règlement National de Publicité (RNP) qui s’appliquait. Or, ce dernier est très peu protecteur pour les populations, les paysages ou la biodiversité et très permissif pour la publicité.
Jusqu’au bout, un lobbying intense des publicitaires…
Comme 413 particuliers, représentant.es d’associations ou d’entreprises, Résistance à l’Agression publicitaire a participé à l’enquête publique – dernière étape avant l’adoption du texte – qui sollicitait nos avis sur le futur RLPI. Nous y avons souligné certaines limites du projet, et notamment :
• Une place encore trop importante laissée aux panneaux vidéo et lumineux
• Une inégalité territoriale entre des secteurs patrimoniaux très préservés et des quartiers surexposés
• Une inquiétude sur la mise en application réelle du RLPI puisque, actuellement, 30 % des panneaux présents dans la Métropole ne respectent pas le RNP et sont donc déjà illégaux.
Le projet de RLPI est un document dense, qui comporte des notions juridiques et urbanistiques parfois très techniques, des zonages…
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