Même si les recettes et les ingrédients sont souvent les mêmes, ils font toujours venir du monde. Alain Soral, Piero San Giorgio et leurs ami.es cumulent les casquettes : antisémites, xénophobes, masculinistes et survivalistes. La section « Égalité et Réconciliation » de Lorraine vient d’organiser, samedi 20 septembre, une nouvelle conférence intitulée « Survivre à la malbouffe » avec le Suisse Piero San Giorgio en guest star, dans une salle municipale de Vandœuvre, dans la métropole nancéienne.
Alors prenons le temps de présenter les gugusses en question. Après avoir brièvement fricoté avec le communisme, l’exilé franco-suisse et multi-condamné [1] Alain Soral a mangé à tous les râteliers : antisémitisme, Nouvelle-droite, Dieudonné, Front national, Jean-Marie Le Pen, poutinophile, proche des négationnistes, homophobe, complotiste, etc. [2]. En 2007, il a fondé avec deux anciens du GUD son cercle de pensée « Égalité et Réconciliation » (E&R). Il surfe depuis maintenant environ vingt ans dans les marécages haineux de l’extrême droite et en a fait son unique business : site internet très fréquenté, chaîne YouTube monétisée (fermée), maison d’édition « Kontre Kulture » [3], publication de livres, conférences rémunérées, stages payants, etc. Il est très instructif de lire à son sujet l’enquête fort complète [4] publiée, en décembre 2024, par le quotidien Libération. On y apprend par exemple que Soral lit « Mein Kampf », qu’il se réfère au traître Philippe Pétain, qu’il est obsédé jour et nuit par les Juifs, qu’il bouquine des ouvrages négationnistes, qu’il a un grand portrait de lui-même et du collabo Louis-Ferdinand Céline dans son appartement parisien, qu’il mène une vie bourgeoise « dans son confortable nid parisien de 60 m², dont le loyer est d’environ 2 250 euros par mois. Le bail est au nom de « Culture pour tous », sorte de holding des différentes marques commerciales de la galaxie…
Auteur:

