Pierre-Édouard Stérin, Bruno Retailleau, Aurore Bergé, Christelle Morançais, Ary Abittan… cette salle de la métropole socialiste devenue lieu privilégié des réactionnaires et des misogynes
La Cité des Congrès de Nantes semble avoir choisi son camp : celui des fascistes et des violeurs. En effet, il suffit pour s’en convaincre de s’intéresser à sa programmation des plus immondes. En juin dernier, la salle accueillait la Nuit du Bien Commun, ce gala faussement charitable pour la bourgeoisie radicalisée.
Ces Nuits du Bien Commun sont en réalité l’avant-garde du projet de la 104ème fortune de France : le milliardaire catholique, libertarien et exilé fiscal en Belgique, Pierre-Édouard Stérin. Proche de la Manif pour tous et des mouvements anti-IVG, Stérin, qui aspire à «la sainteté et la vie éternelle» selon ses propres mots, a lancé une véritable croisade pour «permettre la victoire idéologique, électorale et politique» de l’extrême droite, mais aussi «servir et sauver la France et lutter contre les ‘maux principaux’ que sont le socialisme, le wokisme, l’islamisme, et l’immigration».
Mais la Métropole de Nantes, dirigée par les socialistes, qui gère la Cité des Congrès, semble être tout à fait à l’aise avec le néofascisme. Malgré de nombreuses protestations, notamment syndicales, pour faire annuler l’événement, ce gala avait dû se tenir dans un bâtiment bunkerisée, le centre-ville de Nantes quadrillé par une vingtaine de camions de CRS et de gendarmerie, rejoints par la BAC. Les transports en commun avaient été coupés dès la fin d’après-midi. Rarement Nantes avait connu un tel dispositif, qui a probablement coûté des centaines de milliers d’euros d’argent public. Mais la mairie «de gauche» n’y voyait aucun problème.
Mercredi 14 janvier, la Cité des Congrès accueillait non pas un, ni deux, mais bien trois réactionnaires : Christelle Morançais,…
Auteur: B

