Le Greenwashing le plus pitoyable de l’année

Si vous avez déjà eu l’occasion de feuilleter notre livre “Nantes, ville révoltée”, vous aurez compris qu’au cours du vingtième siècle la ville de Nantes a été triplement défigurée. Par les comblement de la Loire et l’Erdre d’abord, par les bombardements de la seconde guerre mondiale ensuite, et par l’urbanisme socialiste enfin. Toujours aux mains du PS de Johanna Rolland, la ville continue d’être la proie d’un urbanisme du flicage et du greenwashing. Exemple ces derniers jours avec la nouvelle Place du Commerce remastérisée.
Le projet : faire place nette
Le projet de nouvelle Place du Commerce prétend avoir pour but d’améliorer la qualité de vie des nantaises et nantais. Mais la qualité de vie, pour le Parti Socialiste de Johanna Rolland, ça veut dire une place vide, conceptuelle, terne et minérale. Des caméras partout, quelques fontaines en forme de cercueils, aucun abri pour y stationner : la place ne doit être qu’un lieu de passage, un organe de régulation des flux. Dans la tête des édiles, on ne fait pas société, on fuit le contact social vu comme un potentiel danger, surtout quand la ville subit les paniques sécuritaires de l’extrême droite qui imagine Nantes comme “plus dangereuse que Bogotá”, selon la chaîne Cnews.
La contestation ignorée
Dès le rendu du projet, les critiques sont nombreuses, notamment dans le camps des militant-es écologistes. Les vrai-es écolos, pas les carriéristes d’EELV qui siègent à la mairie. L’urbanisme socialiste est depuis longtemps connu pour être une arnaque sans nom, de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes aux arbres “connectés” et métalliques pour remplacer les vrais arbres vivants. Les environs de la place du Commerce avaient d’ailleurs déjà été défigurés par le passé, notamment par la construction d’une énième enseigne commerciale à la place d’une fontaine entourée…
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Auteur: Phonax
