Nantes : première sommation contre l’extrême-droite


Lundi 10 juin, temps pluvieux, vent frais, ambiance maussade et gueule de bois suite au coup de tonnerre de la veille. La situation politique semble n’avoir jamais été aussi incertaine depuis des décennies.


L’appel lancé en urgence par les différentes forces du mouvement social trouve un large écho. Devant la préfecture, dès 18h, des milliers de personnes sont déjà massées. Après quelques discours, le cortège s’élance, derrière la banderole de VISA, le réseau syndical antifasciste, et du bloc révolutionnaire. La police a, elle aussi, été prise de cours par les annonces de Macron, et manque d’effectifs. La manifestation déambule dans toutes les artères bourgeoises, colorant des rues de fumigènes, et faisant trembler les murs avec des slogans puissamment repris. La jeunesse bat le pavé.

La Place Royale est noire de monde, des drapeaux palestiniens et antifascistes sont hissés sur la fontaine. Nous sommes au minimum 5000, sans doute plus. Dans les rues de Bouffay, des tags fleurissent, une enseigne de Starbucks – complice d’Israël – est esquintée, un individu d’extrême droite qui faisait des doigts d’honneur et arborait un drapeau tricolore à son balcon est chahuté. La préfecture est taguée, puis direction le commissariat central, symbolisant les oppression, et les politiques racistes et liberticides qui sont d’ors et déjà appliquées : «Allons les chercher !».

Un cordon de policiers, pas rassurés par ce siège inattendu de leur quartier général, tire une profusion de grenades le long de l’Erdre. Plusieurs tentatives d’avancée ont lieu dans un épais nuage de gaz. Des barricades sont allumées tout au long du boulevard. Le cortège repart vers le centre-ville où il finira par se disperser, après 3 heures de marche.


Cette manifestation massive n’est qu’une première sommation. La probabilité très élevée d’un gouvernement d’extrême droite dans un mois impose une riposte d’un niveau…

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Auteur: Phonax