Les deux récents meurtres à Marseille causés par le narcotrafic continuent de faire réagir au Parlement. La première victime, un adolescent de 15 ans, « lardé de 50 coups de couteau » et « brûlé vif », avait été recruté par un homme de 23 ans, détenu du centre pénitentiaire de Luynes, près d’Aix-en-Provence. Ce même prisonnier avait recruté un garçon de 14 ans, pour venger la mort du premier adolescent. Le règlement de compte a fait une victime collatérale : un chauffeur VTC de 36 ans a perdu la vie dans cette vendetta.
« Nos prisons sont des passoires, c’est depuis leurs cellules que les narcotrafiquants dirigent leur business. Il est urgent d’agir », a imploré la sénatrice PS de Marseille Marie-Arlette Carlotti, au moment des questions au gouvernement ce 9 septembre. Le garde des Sceaux Didier Migaud a annoncé qu’il avait confié une enquête à « l’Inspection générale de la justice concernant le fonctionnement de ce centre pénitentiaire ». « Je souhaite savoir pourquoi tout cela s’est passé », a-t-il indiqué. Il a souligné que la « sécurisation des prisons » était une « priorité absolue » de son ministère.
La mission rappelle celle ordonnée par son prédécesseur Éric Dupond-Moretti, après l’évasion de Mohamed Amra au péage d’Incarville (Eure), au cours de laquelle deux agents pénitentiaires ont été abattus. Le ministère voulait faire la lumière sur ses conditions de détention. Ce…
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Auteur: Guillaume Jacquot

