Nuit de Noël, ténèbres du monde, indifférence de beaucoup. Mais Dieu ne se résout pas à voir ses enfants loin de lui, apeurés, désespérés. Il voit la misère de son peuple, comme il le disait jadis à Moïse (Ex 3, 7), il descend pour nous sauver. Il vient, le Très-Haut, en un tout petit enfant, bébé si vulnérable et presque insignifiant pour certains. Oui, un enfant nous est né, voici le Prince de la paix. Il rejoint chacun là où il en est, c’est bien au monde d’aujourd’hui qu’il offre sa grâce.
Ne nous lassons pas de méditer le récit de la naissance du Sauveur, Luc nous permet d’en ressentir l’essentiel : le contexte difficile pour Marie et Joseph, leur grande docilité, la pauvreté de l’endroit qui voit le Fils de Dieu couché dans une mangeoire, et puis la joie du ciel envahissant bientôt la Terre. Méditer, prier, adorer. Silence qui se laisse remplir de présence. Joie du salut qui ne nous quittera plus. « (Père) lorsque ton Verbe prend sur lui la fragilité humaine, notre condition mortelle en reçoit une infinie noblesse ; il devient tellement l’un de nous que nous devenons éternels » (3ème préface de la Nativité).
Laissons-nous encore étonner de cet Enfant-Dieu, cadeau tout neuf, la nouveauté de Dieu étant inépuisable… À notre ‘’pouvoir d’achat” substituons notre ‘’pouvoir d’adoration”. Rendons nos yeux et nos cœurs blasés capables d’émerveillement. Oublions la frénésie commerciale pour goûter le silence et la paix de l’adoration. Gloire à Dieu et paix sur terre.
Autres lectures : Is 9, 1-6 ; Ps 95 (96) ; Tt 2, 11-14
Auteur: Michèle Clavier, laïque (diocèse de Perpignan-Elne)

