Scientifiques, juristes, débutant⋅es ou confirmé⋅es, sympathisant⋅es ou praticien⋅nes, nous nous sommes rassemblé⋅es dans un réseau de naturalistes en lutte, convaincu⋅es que la pratique naturaliste ne doit pas se résumer à la seule contemplation ou à l’inventaire du désastre.
Sur le site du cimentier Lafarge de Saint-Pierre-la-Cour, en Mayenne, des signalisations pédagogiques étaient il y a peu installées le long d’un sentier aménagé. Elles indiquaient les emplacements de mares de compensation, ou encore la présence de quelques espèces de faune et de flore favorisées par l’activité de la carrière, laissant supposer le rôle actif de Lafarge dans la protection de la nature.
Or, si Lafarge, entreprise du BTP appartenant à la multinationale Holcim, fait de la compensation écologique ou des inventaires de biodiversité, c’est avant tout une entreprise qui bétonne à tour de bras aux quatre coins du monde. Elle contribue ainsi au réchauffement climatique et à l’assèchement des écosystèmes.
Que Mayenne Nature Environnement se soit chargée de l’installation des panneaux indicatifs nous paraît un dangereux mélange des genres. Même pour des raisons de survie budgétaire, les associations de protection de la nature ne devraient plus cautionner de telles entreprises.
Les « compensations » n’empêchent pas la pollution
Spécialisée dans « les enjeux de la construction durable et de l’économie circulaire », l’entreprise Lafarge, qui compte plus de 470 sites industriels sur l’ensemble du territoire français, a besoin de se refaire une belle image… verte. Son procès pour « financement du terrorisme », prévu fin 2025 en France, après qu’elle a reconnu aux États-Unis le financement de l’organisation État islamique, a quelque peu tiré le vert vers le caca d’oie.
Elle multiplie donc les mesures compensatoires (nichoirs, mares, écopâturage des abords, fauches de…
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