Le journaliste George Monbiot a déclaré à plusieurs reprises que le premier responsable du changement climatique et de l’effondrement de la biodiversité était la presse. Ces derniers mois, années voire décennies, il apparaît difficile de lui donner tort.
Depuis quelques semaines, il ne se passe pas une seule journée sans qu’un record de température ne soit pas battu dans le monde. Symptôme d’une planète qui se réchauffe, les feux canadiens sont d’une telle ampleur qu’ils ont rendu la qualité de l’air si mauvaise à New-York que les autorités ont recommandé aux plus âgés et aux enfants de ne pas rester longtemps dehors. En juin, des centaines d’Indiens (officiellement) qui meurent de la chaleur. Records de chaleur au Mexique, au Texas, au Vietnam Etc. Etc. Etc.
La liste est si longue que lorsque vous présentez les conséquences du changement climatique, on vous accuse de ne vouloir montrer que les mauvaises nouvelles.
Images impressionnantes du pont G.Washington (reliant le New Jersey et la ville de New York) montrant la fumée toxique provenant des incendies de forêt toujours non maîtrisés au Canada.
Un avant goût de ce qui nous attend avec le changement climatique.
— Bon Pote (@BonPote) June 7, 2023
L’Arctique attendra
Mais il y a bien pire que de présenter ces mauvaises nouvelles. C’est de ne pas les présenter. Ou trop peu. Lorsque l’une des pires nouvelles climatiques des cinq dernières années a été publiée, des étés sans glace de mer probables dès 2030, vous devriez vous attendre à ce que cela fasse la Une partout. Que l’alerte soit lancée dans toutes les rédactions, que nous prenions collectivement en compte l’ampleur de la catastrophe.
Encore une fois, la couverture n’a pas été à la hauteur. Et nous ne saurons jamais si c’est parce qu’il y a eu un fait divers horrible à Annecy ou si c’est parce que les médias ne considèrent pas cela comme assez intéressant….
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Auteur: Bon Pote

