Jamais une marche réunissant 3000 personnes n’avait été aussi médiatisée. Toutes les chaines de télévision du pays ont retransmis en temps réel, minute par minute, la procession organisée par l’extrême droite lyonnaise le 21 février. Ces mêmes médias qui ont qualifié les millions de manifestants qui défendaient les retraites de mouvement «faible» ou «en reflux», qui ont dénigré les 500 000 personnes qui ont manifesté en septembre dernier dans le cadre du mouvement « Bloquons tout », qui ont minimisé les dizaines de milliers d’écologistes contre les méga-bassines, et qui ne parlent carrément pas des manifestations rendant hommage aux victimes de la police réunissant bien souvent davantage de monde que la marche pour Quentin Deranque, ont offert une tribune inédite aux fascistes lyonnais.
Le chroniqueur de LCI Renaud Pila s’enflamme de plaisir : «Pour la première fois, l’extrême-droite identitaire a rassemblé plus de 3000 personnes en France. Le bouleversement politique se poursuit». Les éditorialiste organisent une promotion jamais vue de l’extrême droite radicale, et contemplent ensuite le résultat de leur propre propagande. Il en va de même lors des élections : après avoir fait la pub pendant 30 ans des idées du Front National, les chiens de garde semblent tout contents d’annoncer que le parti réalise de gros score, et qu’il faut « écouter les français » qu’ils ont désinformé et dont ils ont bourré le crâne.
Mais revenons à la marche fasciste de Lyon. Toute la lie de l’extrême droite violente et radicale s’y est retrouvée, des saluts nazis ont été effectués, des injures racistes proférées. Aucun problème pour France Info, qui vole au secours de la manifestation hier soir : «Certe, il peut y avoir des fascistes dans ce type de marche, mais ce n’est pas une marche fasciste : on y trouve des tendances diverses et des personnes simplement choquées par la mort de…
Auteur: C

