Tout au long de 2025, l’establishment politique européen s’est montré de plus en plus perdu. Les gouvernements ont fait face à une colère croissante face au regain d’austérité et à l’accélération de la militarisation ; à l’échelle internationale, ils ont été à plusieurs reprises mis à l’écart et humiliés par l’administration Trump. Pourtant, les dirigeants européens s’obstinent, engageant des milliards d’emprunts conjoints pour prolonger la guerre en Ukraine, tout en offrant un soutien aux priorités impériales américaines ailleurs dans le monde, soutenant le génocide d’Israël à Gazaou approuvant les menaces contre le Venezuela et d’autres pays d’Amérique latine.
Au fur et à mesure que ces tendances évoluent en 2026, l’année à venir pose de graves risques pour la classe ouvrière européenne : à travers la perspective de la conscription, la normalisation de la logique de guerre, et des attaques contre les droits durement acquis. Dans le même temps, ces développements pourraient générer de nouvelles formes de résistance à travers le continent.
Dans ce contexte, Peoples Dispatch s’est entretenu avec Peter Mertens, secrétaire général du Parti des travailleurs de Belgique (PTB-PVDA), dont le parti est devenu un point de référence clé pour la politique anti-guerre et anti-austérité en Europe. Mertens réfléchit sur les principales tendances politiques de 2025 – et les dangers et les opportunités qui nous attendent dans l’année à venir.
Peoples Dispatch (PD) : Au début de l’année, la Belgique a vu la nomination d’un nouveau gouvernement, la coalition dite de l’Arizona. Depuis, il y a eu des mobilisations à grande échelle contre elle. J’aimerais commencer par demander où en sont les choses maintenant avec le gouvernement et ce que pouvons-nous attendre des mobilisations à venir ?
Peter Mertens (PM) : Depuis environ un an maintenant, la Belgique a un gouvernement de très…
Auteur: Peter MERTENS

