Lundi 26 octobre, le gouvernement a enfin donné une réponse politique aux revendications lycéennes et étudiantes alors que depuis des semaines sa seule réponse était la répression et la mutilation des jeunes. Mais ces annonces ne doivent pas nous démobiliser, elles sont loin de répondre aux demandes de la jeunesse.
Le gouvernement promet la création de 15 000 places dans l’enseignement supérieur. Cela va dans le bon sens mais reste très éloigné des 250 000 places demandées par les organisations lycéennes et étudiantes !
Le gouvernement promet une vague refonte de Parcoursup en 2027 et de remplacer Parcoursup en 2028… soit après l’élection présidentielle. Qui peut croire une promesse qui n’engage pas ce gouvernement, mais celui qui sera issu des élections de 2027 ?
De plus, tant qu’il n’y aura pas d’ouverture massive de places dans l’enseignement supérieur (et donc de recrutement massif d’enseignantes), Parcoursup ou son éventuel remplaçant aura toujours pour fonction de gérer la pénurie de places !
Le gouvernement promet par ailleurs un nombre maximum de 28 élèves par classe en Seconde générale et technologique. Quid des lycées professionnels ? Le gouvernement annonce pour cela qu’il revient sur la suppression de postes envisagée dans le second degré (quid du premier degré ?) dans son projet de budget initial, ainsi que la création de 500 postes… alors qu’il y a environ 3500 lycées publics en France. Par quelle magie une seule enseignante supplémentaire pour 7 lycées permettrait d’arriver à 28 élèves par classe ? Et pourquoi 28 élèves par classe seulement en Seconde, alors que les classes françaises sont les plus surchargées de l’Union européenne, juste derrière la Roumanie, selon les statistiques de l’OCDE ? Aujourd’hui, beaucoup de classes de Première et de Terminale comptent 35 ou 36 élèves.
En revanche, il n’y a aucune annonce de revalorisation salariale des…
Auteur: Attac France
