« Ne nous trahissez pas ! Ne nous trahissez pas ! ». Ils sont plusieurs centaines, ce jeudi midi, place de la République, à scander d’une seule voix ce slogan. À la tribune, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, embraye : « Ne nous décevez pas avant même d’avoir gouverné ». Le message est lancé aux quatre partis qui forment le Nouveau Front populaire qui, depuis plus de 10 jours maintenant, n’arrivent pas à s’entendre sur le nom d’un Premier ministre.
Pourtant, ce message ne devait pas, initialement, être au cœur de ce rassemblement. En effet, ce dernier a été appelé, il y a plus d’une semaine, par la fédération de la CGT Cheminots, soutenu, ensuite, par d’autres organisations comme la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et Attac. Le mot d’ordre, à la base, était de mettre la pression sur Emmanuel Macron, en ce jour de rentrée parlementaire, pour que celui-ci reconnaisse sa défaite et nomme un Premier ministre issu des rangs du camp arrivé en tête – même si non majoritaire, le NFP.
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Mais d’Emmanuel Macron, ce jeudi, place de la République, il n’aura finalement pas été beaucoup question. Car tous les regards sont dorénavant tournés vers les négociations internes au NFP, lesquelles s’éternisent, jour après jour. Et les mots sont durs, à la hauteur, certainement, d’une déception qui croît de voir les partis de gauche se déchirer. « Mettez-vous au niveau des responsabilités que vous ont donné les électeurs », tonne ainsi Thierry Nier, numéro 1 de la fédération CGT Cheminots.
Mettez-vous au niveau des responsabilités que vous ont donné les électeurs.
T. Nier
Même son de cloche dans la bouche…
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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

