La séquence des derniers mois nous a montré la facilité avec lequel l’État et la bourgeoisie s’enfonce dans la fascisation dans les moments de crise, mais aussi comment les sociaux-democrates trahissent à la première secousse. Nous continuerons d’affirmer une ligne autonome sans concession et de rappeler que seule notre solidarité nous permettra d’avancer.
Suite à la mort du militant néo-fasciste Deranque, les antifascistes accusé.e.s dans cette affaire ont été la cible d’un acharnement médiatique et politique. L’ampleur de l’affaire et l’emballement médiatique feront trembler jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat, qui s’empressera de présenter le narratif fasciste comme celui officiel malgré un accès prévetif à des informations infirmant totalement la version portée. C’est donc sciemment que Yaël Braun-Pivet, le gouvernement et finalement toutes les strates de l’Etat ont rendu hommage à un néo-nazi affirmé au travers d’une minute de silence, d’une affiche à son effigie sur l’hôtel de région, et de nombreux communiqués.
Mais le plus choquant c’est le silence, le silence des personnes censées soutenir l’antifascisme. Même si soutenir reste un grand mot puisque comme nous nous en doutions il s’agissait pour beaucoup d’une simple posture morale. Après ce silence, il a été le temps des discours de dissociation, au cours desquels trop de personnes se sont désolidarisés des antifascistes accusé.e.s, les laissant en pâture aux nombreux vautours fascistes, se saisissant de la mort du militant néo-fasciste pour attaquer notre camp. L’écueil d’avoircompté sur lesoutien de personnalités ou degroupe sociaux-démocrate coûte à l’antifascisme, au camp révolutionnaire et plus largement à l’ensemble de notre camp social.
Pris dans le piège de la sur-médiatisation, les activistes nationalistes ont aussi décidé de jouer la carte institutionnelle pour se défendre,…
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