La guerre nécessaire… La guerre justifiée… Justifiée, préventive et nécessaire… Légitime, préventive et justifiée… Ce refrain, cette ritournelle… Qui, loin de bercer, inquiète…
À Gaza, depuis des mois déjà, Israël ne combat plus… Israël massacre. Ce n’est plus une lutte, c’est un carnage. Seulement par métaphore l’on y parlerait de bataille, qui implique courage plutôt que la veule lâcheté d’une tuerie de civils affamés venant chercher un carton de nourriture pour leurs enfants et eux-mêmes.
L’instrumentalisation de la mort est la racine des idéologies. Chaque idéologie change la mort et les morts en arguments, outils, instruments qui, la justifiant, servent une fin. Ecrire judéo-fascisme m’écorche la peau, pourtant c’est le terme idoine. Une idéologie judéo-fasciste, pour laquelle la mort et les morts du 7 octobre 2023 servent d’outils et de justification. Une idéologie messianique, celle de Netanyahou et de sa clique, construite en miroir, par imitation d’un islamo-fascisme tout aussi fanatique et amoureux de la mort : on y reconnaîtra le Hamas, le Hezbollah et les ayatollahs, apôtres iraniens du martyr.
Il y a un fascisme messianique en Israël : un messianisme qui promet de reconstruire le Temple à la place de la mosquée Al Aqsa, tout comme les fanatiques hindous en Inde, menés par Modi, détruisent des mosquées pour les remplacer par des sanctuaires. Les grands-remplaçants sont toujours les fascistes. En Israël, leur messianisme célèbre aujourd’hui les hommes providentiels, les guerres nécessaires et l’élection morale d’un peuple. Chez Netanyahou et ses sbires la République judaïque d’Israël décalque fantasmatiquement la République islamique d’Iran.
Bien sûr, je sais, il y a toujours ceux qui vous accusent d’avoir oublié de dire quelque chose dans votre texte : « Tu n’as pas parlé de ceci », « Oui, mais tu ne dis rien de cela » – comme si la parole ou l’écrit pouvaient (devaient ?)…
Auteur: dev

