Dernière ligne droite pour les négociations commerciales dans l’agroalimentaire. Ce rendez-vous annuel de trois mois entre producteurs, industriels et commerçants, pour déterminer les prix d’achat, prendra fin le 1er mars. Comme souvent à cette période de l’année, il est presque de coutume que le climat se tende. Plusieurs acteurs, qu’ils s’agissent des fournisseurs, ou de la grande distribution, en ont fait mention de la commission d’enquête du Sénat devant les marges.
Jo-Michel Dahan, médiateur des relations commerciales agricoles, auditionné ce 18 février, a constaté lui aussi une hausse des demandes de conciliation ces dernières semaines. « Il y a une petite accélération », a-t-il déclaré aux sénateurs. Pour des soucis évidents d’impartialité, leur interlocuteur n’a pas pu donner davantage de détails sur la nature des conflits ou des saisines.
« On a repris les travers » de l’avant 2018
Sa fonction, créée par la loi Egalim (étaux généraux de l’agriculture et de l’alimentation) de 2018, consiste à faciliter le dialogue entre les partenaires commerciaux de la chaîne alimentaire, notamment entre des parties en litige sur un contrat de vente, qu’il soit agricole ou alimentaire.
« Pour en avoir discuté, y compris avec des médiateurs privés – des avocats qui sont dans des dossiers – ils pensent tous que, oui, on a atteint un niveau de tensions, d’absence d’écoute, assez fort », a poursuivi le haut…
Auteur: Guillaume Jacquot

