Némésis et les guet-apens néonazis : mais où est donc passée l’info de L’Huma dans les médias ?

Le 22 février, L’Humanité a publié une enquête titrée « Dans les conversations secrètes entre Némésis et des néonazis pour agresser des militants de gauche à Lyon ». Dix jours après la mort de Quentin Deranque à Lyon, qui a mené à une guerre médiatique des mots et des images, le journal révélait que, dans des échanges internes datant de l’automne 2025, « les fémonationalistes [de Némésis] et d’autres groupuscules d’extrême droite planifiaient, en toute décontraction, de véritables traquenards visant à attirer les militants antifascistes dans des guets-apens ».

Soit… une situation extrêmement similaire à celle qui a mené à la mort du jeune Lyonnais d’extrême droite. « On peut être deux, trois filles à tracter là où vous voulez les choper, un peu pour faire l’appât », écrit la responsable de Némésis Lyon, Ornella, à Calixte Guy, le chef du groupuscule « nationaliste révolutionnaire » Audace Lyon, dans cette boucle Telegram dont L’Huma révèle l’existence.


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« Rien d’extraordinaire, peut-être, sur le moment mais, en creux, tout le mal de cette banalité, avec la routinière coproduction d’un traquenard par Némésis et des néofascistes », écrit Thomas Lemahieu, le journaliste de L’Humanité. Cette conversation, poursuit-il, « éclaire d’une lumière crue tout ce que les narrations fabriquées à l’extrême droite ont jusqu’ici pu occulter depuis la mort de Quentin Deranque, le 14 février ».

Même lorsqu’un « grand média » comme BFM vient confirmer les infos révélées la veille, cela ne provoque pas de raz-de-marée médiatique.

Ces révélations n’ont pas eu l’impact…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Pauline Bock

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