Deux semaines après la catastrophe qui a frappé le pays le 26 août, quelques sauvetages tardifs contribuent à nourrir l’espoir de retrouver les survivants dans les entrailles des montagnes népalaises.
Trois personnes ont ainsi encore été secourues durant le week-end, après plus d’une semaine sous terre. « Les gens ne renoncent pas », a déclaré mercredi Lila Pieters Yahia, la plus haute responsable des Nations unies au Népal, lors d’une visioconférence depuis Katmandou avec des journalistes au siège de l’ONU, à New York. « Mais nous devons aussi être réalistes ».
Le bilan donne la mesure du désastre. Mme Pieters Yahia a fait état de 1 267 morts confirmés et de 5 132 personnes toujours portées disparues, dont 587 ressortissants étrangers. Plus de 13 600 personnes ont été secourues.
La responsable onusienne s’est rendue samedi dans certaines des zones les plus touchées. « Des localités entières ont disparu, le lit de la rivière s’est déplacé », a-t-elle raconté. Des habitants lui ont notamment décrit une vague atteignant 20 mètres de hauteur, emportant sous leurs yeux parents, voisins et maisons.
Des villages encore difficiles d’accès
La catastrophe du 26 août a provoqué des crues soudaines et d’immenses coulées de boue et de débris dans les vallées himalayennes. Routes et ponts ont été emportés, des milliers de maisons détruites et des installations hydroélectriques lourdement endommagées.
Les destructions compliquent désormais l’acheminement des secours. Certains villages restent difficiles d’accès. L’armée népalaise largue de l’aide par hélicoptère, tandis que le Programme alimentaire mondial (PAM) utilise des drones cargo pour atteindre les communautés isolées.
Dans les quelque 414 installations hydroélectriques privées du pays, les recherches se concentrent notamment sur les tunnels où des ouvriers travaillaient lorsque la catastrophe a frappé, vers 8 h 40. Des spécialistes…
Auteur: Nations Unies FR
