Népal : l’ex-cheffe de la Cour suprême à la tête du pays jusqu’aux élection en mars prochain

L’ancienne cheffe de la Cour suprême du Népal, Sushila Karki, 73 ans, est devenue vendredi 12 septembre première ministre d’un gouvernement provisoire, chargé d’organiser des élections d’ici six mois pour sortir le pays de la crise ouverte par les émeutes les plus meurtrières de son histoire récente.

Première femme à occuper ce poste au Népal, l’ex-plus haute magistrate du pays a prêté serment en soirée devant le président Ramchandra Paudel. « Félicitations ! Je vous souhaite le succès, ainsi qu’au pays », lui a-t-il lancé devant les caméras de la télévision nationale.

Sitôt Sushila Karki en place, le chef de l’Etat a ordonné sur sa recommandation la dissolution du Parlement et fixé la date des élections législatives le 5 mars 2026. La dissolution du Parlement figurait au premier rang des exigences des jeunes manifestants qui ont pris la tête de la contestation sous la bannière de la « Génération Z ».

« On a réussi », proclament les jeunes

« On a réussi », s’est réjoui le mouvement de jeunes Hami Nepal dans un message publié sur son compte Instagram. « Honneur à ceux qui ont sacrifié leur vie pour permettre ce moment ». Présent à la cérémonie d’investiture, Sudan Gurung, une des figures de la contestation, a félicité Mme Kurka.

La nomination de Sushila Karki, une magistrate réputée pour son indépendance, intervient après deux jours de tractations intenses organisées autour du chef d’état-major de l’armée, le général Ashok Raj Sigdel. Son nom ne faisait pourtant pas l’unanimité dans les rangs des protestataires, qui souhaitent des changements radicaux dans tous les domaines.

La crise – la plus meurtrière survenue au Népal depuis l’abolition de la monarchie en 2008 – a débuté lundi, lorsque la police a ouvert le feu sur des jeunes manifestants qui dénonçaient le blocage des réseaux sociaux et la corruption des élites….

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Auteur: La Croix (avec AFP)