Voilà plusieurs semaines que des mouvements de protestation éclatent aux quatre coins du monde. Au Maroc, au Népal, à Madagascar, aux Philippines et en Indonésie, des jeunes gens réclament de meilleures conditions de vie, protestent contre des dirigeants enlisés dans la corruption, s’inquiètent pour leur avenir. Entre les mains de ces membres de la génération Z, surnommée GenZ, des symboles partagés comme des images issues du manga One Piece, devenu l’emblème d’une révolte planétaire.
Certes, il n’est pas nouveau qu’une protestation en entraîne une autre, parfois dans un pays voisin. Ce fut le cas des mouvements du printemps arabe, au début des années 2010. Mais ces événements se déroulaient alors dans une aire géographique restreinte. Ce qui marque, aujourd’hui, c’est leur diffusion potentielle sur toute la planète. À les entendre, ces jeunes, âgés d’une vingtaine d’années, revendiquent l’appartenance à une même génération, qu’ils habitent à Katmandou, Rabat ou ailleurs. Loin d’un mouvement internationaliste revendiqué par certains de leurs aînés, ceux qui descendent dans la rue sont enfants de la mondialisation et des réseaux sociaux.
Il faut se réjouir de voir là une génération qui veut faire entendre sa soif de justice, sa volonté de se doter d’un meilleur système de santé et d’éducation, pour le bien de tous, loin de tout individualisme dans lequel nous sommes parfois tentés de l’enfermer. D’autant plus qu’ils s’expriment dans des pays où la liberté d’expression est très loin d’être une réalité. Les membres de la GenZ peuvent être la conscience de ces sociétés. Ils cherchent à les éveiller. À elles, dans leur entier, d’entendre leur appel.
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