Depuis février dernier, les méthodes de la direction du groupe InVivo contre Christian Porta, délégué CGT, sont venues jeter une lumière crue sur la réalité de la répression syndicale dans le pays. Ce cas de répression qui a pris une ampleur nationale s’est soldé par une défaite cuisante, avec la réintégration du syndicaliste et la condamnation de l’entreprise à lui verser 525 000 €.
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Pourtant, deux mois après la dernière décision de justice, le géant de l’agroalimentaire a décidé de repasser à l’offensive, dans un mépris total de la loi. Tandis que plusieurs cadres du groupe sont visés par une enquête pénale, et sont même actuellement convoqués pour répondre de leurs actes, la direction d’InVivo tente de se venger en terrorisant les salariés.
Quelques semaines seulement après sa défaite, la direction de Neuhauser [entreprise qui appartient au groupe InVivo] a ainsi licencié trois salariés qui avaient participé aux grèves avec Christian Porta pour des motifs dérisoires. Sept autres ont déjà été convoqués en entretien préalable à sanction. En parallèle de cette attaque, la direction cherche à diviser le nombre d’élus du personnel par 6 à l’échelle nationale, en supprimant tous les CSE d’établissement.
Cette offensive d’une brutalité incroyable témoigne d’un revanchisme patronal décomplexé.
Cette offensive d’une brutalité incroyable témoigne d’un revanchisme patronal décomplexé. Il vise à punir les salariés pour avoir osé lutter en solidarité avec leur délégué syndical, au moment où un documentaire sur ce combat est diffusé…
Auteur: Collectif

