« Ni mollahs, ni shah » : les Iraniennes en exil veulent la démocratie

« À chaque fois, on a de l’espoir, mais à chaque fois c’est un massacre. Cette fois-ci encore plus. » Maryam*, 41 ans, est iranienne. Cela fait douze ans qu’elle vit en France. Depuis, à chaque révolte dans son pays, elle espère une révolution qui chasse une bonne fois pour toutes la dictature des mollahs, qui y règne depuis 1979. Alors, quand un nouveau mouvement de contestation, parti des bazars de Téhéran et d’une situation économique désastreuse, a embrasé l’Iran fin décembre, elle a de nouveau entrevu un vrai changement.

Mais la répression du régime contre sa population est, une fois encore, meurtrière. Les chiffres de l’ONG Iran Human Rights (IHRNGO) du 19 janvier, font état d’au moins 3428 manifestantes tuées. « Ce chiffre est nettement inférieur aux témoignages oculaires », précise l’organisation. Le nombre réel est sûrement bien plus élevé.

L’agence de presse Reuters parle d’au moins 5000 personnes tuées par les forces de l’ordre – chiffre mentionné par les autorités iraniennes elles-mêmes. D’autres médias citent le chiffre de 12 000 morts, la BBC en persan celui de 20 000 morts. Au moins 26 000 personnes ont été arrêtées.


Lire l’encadré

Parti des commerçants du bazar de Téhéran, les nouvelles protestations portaient sur des enjeux économiques. Une loi présentée au parlement iranien prévoyait la suppression des taux de change préférentiels pour importer des produits de première nécessité, de 200 000 rials pour un dollar contre un million de rials pour un dollar sur le marché classique. Une partie de cet argent échangé à un taux préférentiel sert à acheter des médicaments, par exemple, mais le reste alimente la fraude et l’enrichissement personnel de quelques-uns, des personnalités et institutions proches du pouvoir, explique Bernard Hourcade, ancien chercheur au CNRS aujourd’hui membre du comité de rédaction de…

La suite est à lire sur: basta.media
Auteur: Elna Hartman

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com